vendredi 13 mars 2009

Le semi-marathon de Paris 2009

Ce semi-marathon de Paris fait parti de mon entraînement. Il est assez important, puisque c’est ma première compétition. Il va me permettre d’appréhender l’ambiance d’une compétition, tester mon allure (5min), mes barres énergétique, ma tactique d’approche concernant les ravitaillements, …

La veille, en allant chercher mon dossard, j’ai modifié mon sas à 1H40 contre les 2H00 et plus initialement. J’ai pu repérer le vestiaire, m’inscrire pour le massage Adidas, acheter un nouveau collant de saison et un nouveau T-Shirt.
Pour le repas du soir, un bon gros plat de pâtes aux champignons et au lit à 00h15 à peu près comme d’habitude. J’avais décidé de ne pas changer mes habitudes concernant l’heure de mon couché.
Le jour du semi mon réveil réglé à 6H45 ne fonctionne pas, donc je suis levé à 7H15 … pour un petit déjeuné équilibré comme d’habitude (Weetabix, Jus d’orange, café, yaourt, brioche). Comme je me suis levé un peu tard, je n’ai pas pu me chauffer dans la rue en bas de chez moi … donc je pars direct avec un peu d’avance histoire de ne pas être trop pressé !
Je pose mon sac, m’habille et fonce dans mon sas et le coup est envoyé : On marche jusqu'à la ligne de départ pendant 5 min et on commence à courir mais ça n’avance pas !!! Je commence à zigzaguer pour doubler et je n’en fini pas de doubler les gens à croire que je me suis trompé de sas … Faut dire que je pars assez vite, mais je me sens bien dans cette émulation humaine ! Mon cœur fonce à 160-165 jusqu’au 10ème kilomètre (48min). Je saute les ravitaillements car j’ai mon mix magic d’eau, de miel et de citron et mes barres aux amandes. Je n’oublie pas de prendre des calories tous les 5 kilomètres car je sens que ça va être dur. Mon cœur augmente pour dépasser les 170 après le 10ème kilomètre mais je suis bien …Il se met à pleuvoir mais pas de problème : Quand je m’entraine, il m’arrive de courir la nuit dans la forêt à la frontale qu’il pleuve, qu’il neige (et il a neigé cet hiver) ou qu’il vente ! J’aime ça ! Arrivé au 15ème je me dis que c’est quasiment gagné, mais mon cœur est à 175 … Une petite barre aux amandes et ça continu tant bien que mal sous la pluie ! Je vois une coureuse qui va quasiment à la même allure que moi (peut-être un peu plus vite) et qui n’a pas l’air de souffrir : je me dis que je vais la suivre, ça sera plus facile. Au 17ème kilomètre mon cœur plafonne quasiment à 180, je la double car elle est bloquée par quelques coureurs devant … Je commence à crier pour « zentir la pouisance dé la fonc » ! Ca marche ! 18ème kilomètre mes cris ne réveillent plus la puissance mais on entend quelqu’un qui souffre ! Ca commence vraiment à faire mal, vivement la fin ! Au 19ème kilomètre l’envie de chialer arrive ! Mais je ne sais plus pourquoi j’avais envie de chialer : Est-ce que c’était parce que ça faisait mal ou bien est-ce que c’était parce que c’était bon d’en arriver là et d’aller vite ? A 19.5 kilomètre envie de vomir, il y a quelque chose qui veut sortir, donc je ralentis un peu, et je me fais doubler par la femme que je suivais tout à l’heure. Je décide de la suivre à nouveau et elle m’emmène jusqu’à la ligne d’arrivée ! Ouff, c’était juste ! Je l’embrasse et la remercie de m’y avoir emmené, je suis trop content j’ai fait 1h38min et 40s !!!
Est-ce que j’ai atteint mon objectif ? En fait non, car mon objectif était de tester l’allure marathon (5min) et je me suis retrouvé à aller beaucoup trop vite (4min48). Au résultat, à la fin du semi, j’étais pas du tout frais pour en refaire autant … Mais bon, je me suis amusé et j’ai senti, caressé mes limites et ça c’est bon !!!! Le marathon promet de belles perspectives !

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