lundi 6 avril 2009

Marathonien !!!

Je suis enfin marathonien avec 3h58min ! C'est au dessus de mon objectif, mais j'ai passé la ligne en courant !!! Je suis trop heureux, soulagé d'avoir accompli mon objectif. Maintenant place à la récupération et à un nouveau projet !

Vite fait un petit rappel de mon entrainement :
Mon entrainement a débuté en Novembre 2008 à raison de 4 séances par semaine.
-1 semaine sans rien à cause d'une inflammation du gros orteil due à de l'arthrose au moment de Noël,
-1 semaine sans rien à cause de la rénovation de ma cuisine fin Janvier,
-9 jours sans rien à cause d'une périostite 2ème semaine de Mars.
D'ailleurs cette foutue périostite m'obligeait de prendre 2, voir 3 jours de repos après chaque séance d'entrainement. Autant dire que ça a ralenti sérieusement l'entrainement.
Donc 2 semaines avant le marathon, plus de café, plus de gras saturé, plus de lait de vache mais du lait de soja, plus d'œuf, plus d'alcool :-(, plus de cigarette du soir, pas de viande mais énormément de fruits et de légumes, et plein d'eau : Tout cela pour alcaliniser le corps et enlever toute trace d'acidité.
3 jours avant le marathon, place aux sucres lents : pâtes, semoule, riz, matin midi et soir mais sans excès pour garder le poids idéal que j'ai réussit à atteindre : 65.5 kg !
Pas la peine de préciser qu'il faut boire 2 litres d'eau par jour !
Enfin, tout ça pour dire que ça commençait sérieusement à me faire chier tout cela ! Mon magret séché commençait à s'impatienter dans le fond de mon placard !!! Et je ronge mon frein depuis trois week-end d'affilés en trinquant avec mes potes un verre de Saint Yorre à la main ! Tu imagines le tableau !!! (Là, j'exagère un peu …).
La veille du Marathon, je me couche à 21h30 pour me lever à 5h45 (3 heures avant le départ). A 23h30 mes voisins commencent à bringuer. Plus le temps passe, plus ils sont saoules et font du bruit. Je reste impassible, et fait plein de cauchemars quand j’arrive à dormir. Un point commun dans ces cauchemars : A chaque fois un empêchement m’oblige de ne pas faire le marathon. Mes voisins s’évanouissent tous ensembles à 4h30. A 5h45, je prends ma douche, mon petit dej’, et je choisi ma musique en attendant que je digère. Au programme, Fela, Propellerheads, Chemical, Asian dub foundation, .. Bref, que de la musique qui m’entrainera jusqu’à la ligne d’arrivée !!!
8h30, avec Ann, je suis sur les Champs (de bataille), des coureurs fou partout, tout le monde pisse partout, tout le monde se met un sac poubelle sur les épaules, c’est l’apocalypse, une guerre se prépare, il va y avoir des morts !!! Sur la ligne de front, ils ont mis les noirs !
8h45, le coup est lancé, et on se demande quand sera notre tour ? Ce fut le mien aux alentours de 8h50. Et me voilà la bonne musique dans les oreilles en train de courir, mais pas trop vite car je sais que ça va être long. Mon cardio a du mal à démarrer : trop d’interférences ! On est proches les uns des autres. Dès le départ, j’ai du retard par rapport à mon objectif de 3h30 ! Tout le monde me double doucement mais surement. Mais je ne peux pas aller plus vite sinon, j'explose bien avant la fin.
J'enchaine les kilomètres, profite de cette superbe ambiance qui règne dans notre superbe capital : Concorde, jardin du Louvre, rue de Rivoli, Bastille. A bastille, après le premier ravitaillement, un bouchon qui dure 2 minutes nous force à marcher !!! Ce sera le seul loupé de l'organisation.
Je continue, place de la Nation, porte de Vincennes, porte Dorée, Bois de Vincennes, et je fais 1h50 au semi-marathon.
Au 22 ème kilomètre, Kiki me rejoint pour courir un peu ensemble et pour m'encourager. Il n'y a que Ann et Kiki qui sont venus, tous les autres poteaux se sont dégonflés !!! Kiki reste avec moi jusqu'au 30 ème km.
Au 30 ème, je ne savais pas comment mon corps allait réagir au 12 derniers. Cette partie du marathon était complètement inconnue. J'avais déjà des courbatures qui commençaient à se ressentir sérieusement.
Après le 30 ème, des douleurs violentes apparaissent en plus des courbatures : dans la cheville, derrière le genou ... J'essaye de courir consciemment, j'essaye de décortiquer, de m'appliquer à effectuer tout mes mouvements de façon consciente, mais les douleurs sont toujours là !
De plus en plus de personnes sont sur le côté en train de marcher. C'est de plus en plus dur. On ne voit plus de coureur fougueux, excités comme au départ. Les ambulances sonnent de tous les côtés.
C'est au 34ème kilomètre que je décide de m'arrêter quelques secondes, histoire de purger contre un trottoir l'acide lactique accumuler dans mes jambes. Je repars pour 1 km qui m'a paru en faire 10. C'est atroce, les kilomètres se sont rallongés, ce n'est pas 8 km mais 80 km qu'il me reste à faire !!!
Je continue car j'ai déjà passé le point de non retour qui pour moi était situé au 32 ème : je ne peux pas abandonner, ni marcher jusqu'à la fin car j'en ai pour 2 heures de marche, ce serait trop con ! Donc je continue, mais je m'arrête de plus en plus souvent. Quand j'arrive à courir, mon visage se décompose de douleur, à plusieurs reprises une boule énorme me monte à la gorge : j'ai envie de chialer tout ce que je peux. Des spasmes me font monter les larmes aux yeux, déforment complètement mon visage, et j'entends "Allez Paul !!! Courage !! Tu y es presque ... encore un effort !". Ça me donne encore plus envie de chialer d'entendre ces encouragements.

Au 38 ème, je veux finir sans m'arrêter mais j'échoue quelques secondes au ravitaillement du 40 ème. Je repars pour la ligne d'arrivé et je découvre la joie d'être marathonien : J'ai mal dans les jambes !
Nous recevons la médaille, un nouveau sac de poubelle pour tenir chaud, un peu d'eau et une banane pour nous féliciter de notre victoire.
Je retrouve ma chérie et mon pote. On rentre à la maison pour fêter ça et on décide de faire la fête au magret séché qui m'attendait au fond du placard.

lundi 23 mars 2009

Reprise

Après 9 jours d'arrêt, j'ai couru 15 km dans la forêt de Fontainebleau Dimanche. C'était un peu dur les 40 premières minutes mais ensuite, ça allait bien ! Le sol etait pas trop dur, donc très bien pour ce que j'ai !
Concernant mes douleurs, elles sont revenus dès le début de façon supportable mais elles s'atténuent dès que je m'arrête pour les masser ... (20 secondes de perdues tous les 4 kilo environ)
Ce soir une longue sortie lente est prévue, à suivre ...

lundi 16 mars 2009

Les blessures

Du 22 Janvier au 23 Janvier : Des douleurs horribles me lancaient dans l'articulation du gros orteil gauche dès que je posais le pied par-terre. Même la marche me fesait mal. Je suis allé voir le médecin qui ma prescrit une radio. Il a trouvé de l'arthrose mais pas dans l'articulation qui me faisait mal ... 1 semaine d'arrêt avec des anti-inflammatoire et la douleur ne m'a plus relancé comme cela ...

Le 2 Mars, avant le semi-marathon, une douleur sur la face interne du tibia ne m'a pas inquiété car elle est très ressemblante à une douleur musculaire. Elle avait même disparue lors des trois jours de repos avant le semi. Après le semi, les courbatures couvraient la douleur. Mais quand les courbatures ont disparues, cette douleur était toujours présente. Elle me faisait même boiter lors des séances d'entrainement. Ainsi le 13 Mars, après deux séances d'entrainement après le semi, j'ai décidé d'aller consulter un médecin du sport qui m’a trouvé une périostite tibiale : 6 jours d’arrêt. Après 6 jours de déprime, la douleur est toujours présente, et le marathon, n’est plus qu’à 19 jours ! C’est la grosse déprime, je remets en cause mon objectif, j’analyse les causes éventuelles de cette blessure, j’y pense beaucoup, je trotte de temps en temps pour tester au cas où la douleur aurait disparue, j’établi différentes tactiques pour la fin de ma préparation, en gros c'est la grosse déprime … Le marathon me fait peur car ça peut être dangereux, une fracture de fatigue me guette et là ça peut entraver sur mes projets futurs ! Même si ca passe quelle sera la durer du rétablissement ? Le 18 Mars, je décide donc d'aller revoir le médecin car la douleur est toujours présente. Il m'envoie faire une scintigraphie. Le 20 Mars, je fais la scintigraphie mais entre temps la douleur ne me lance même plus lorsque je trottine ... D'après le médecin de l'hopital, la scintigraphie ne détecte aucune anomalie et là j'en ai les larmes aux yeux : Je vais peut-être pouvoir reprendre doucemement mon entrainement et tenter le marathon mais il ne reste que 16 jours ... Juste le temps de reprendre doucement et d'être au top le jour J ! Ayahhhh !!!!
Pendant cette période d'arrêt, je me suis mis tout de même au vélo : Cette semaine, 90 km de vélo. Et j'ai aussi fait un peu de natation. J'ai pris des pastilles de calcium pour aider les os à se reconstruire, j'ai remplacé le lait par du soja et entrepris un régime (déjà perdu 2 kg !). La semaine prochaine, j'ai trois séances de kiné. Je pense qu'avec tout cela, ça devrait m'aider !

vendredi 13 mars 2009

Le semi-marathon de Paris 2009

Ce semi-marathon de Paris fait parti de mon entraînement. Il est assez important, puisque c’est ma première compétition. Il va me permettre d’appréhender l’ambiance d’une compétition, tester mon allure (5min), mes barres énergétique, ma tactique d’approche concernant les ravitaillements, …

La veille, en allant chercher mon dossard, j’ai modifié mon sas à 1H40 contre les 2H00 et plus initialement. J’ai pu repérer le vestiaire, m’inscrire pour le massage Adidas, acheter un nouveau collant de saison et un nouveau T-Shirt.
Pour le repas du soir, un bon gros plat de pâtes aux champignons et au lit à 00h15 à peu près comme d’habitude. J’avais décidé de ne pas changer mes habitudes concernant l’heure de mon couché.
Le jour du semi mon réveil réglé à 6H45 ne fonctionne pas, donc je suis levé à 7H15 … pour un petit déjeuné équilibré comme d’habitude (Weetabix, Jus d’orange, café, yaourt, brioche). Comme je me suis levé un peu tard, je n’ai pas pu me chauffer dans la rue en bas de chez moi … donc je pars direct avec un peu d’avance histoire de ne pas être trop pressé !
Je pose mon sac, m’habille et fonce dans mon sas et le coup est envoyé : On marche jusqu'à la ligne de départ pendant 5 min et on commence à courir mais ça n’avance pas !!! Je commence à zigzaguer pour doubler et je n’en fini pas de doubler les gens à croire que je me suis trompé de sas … Faut dire que je pars assez vite, mais je me sens bien dans cette émulation humaine ! Mon cœur fonce à 160-165 jusqu’au 10ème kilomètre (48min). Je saute les ravitaillements car j’ai mon mix magic d’eau, de miel et de citron et mes barres aux amandes. Je n’oublie pas de prendre des calories tous les 5 kilomètres car je sens que ça va être dur. Mon cœur augmente pour dépasser les 170 après le 10ème kilomètre mais je suis bien …Il se met à pleuvoir mais pas de problème : Quand je m’entraine, il m’arrive de courir la nuit dans la forêt à la frontale qu’il pleuve, qu’il neige (et il a neigé cet hiver) ou qu’il vente ! J’aime ça ! Arrivé au 15ème je me dis que c’est quasiment gagné, mais mon cœur est à 175 … Une petite barre aux amandes et ça continu tant bien que mal sous la pluie ! Je vois une coureuse qui va quasiment à la même allure que moi (peut-être un peu plus vite) et qui n’a pas l’air de souffrir : je me dis que je vais la suivre, ça sera plus facile. Au 17ème kilomètre mon cœur plafonne quasiment à 180, je la double car elle est bloquée par quelques coureurs devant … Je commence à crier pour « zentir la pouisance dé la fonc » ! Ca marche ! 18ème kilomètre mes cris ne réveillent plus la puissance mais on entend quelqu’un qui souffre ! Ca commence vraiment à faire mal, vivement la fin ! Au 19ème kilomètre l’envie de chialer arrive ! Mais je ne sais plus pourquoi j’avais envie de chialer : Est-ce que c’était parce que ça faisait mal ou bien est-ce que c’était parce que c’était bon d’en arriver là et d’aller vite ? A 19.5 kilomètre envie de vomir, il y a quelque chose qui veut sortir, donc je ralentis un peu, et je me fais doubler par la femme que je suivais tout à l’heure. Je décide de la suivre à nouveau et elle m’emmène jusqu’à la ligne d’arrivée ! Ouff, c’était juste ! Je l’embrasse et la remercie de m’y avoir emmené, je suis trop content j’ai fait 1h38min et 40s !!!
Est-ce que j’ai atteint mon objectif ? En fait non, car mon objectif était de tester l’allure marathon (5min) et je me suis retrouvé à aller beaucoup trop vite (4min48). Au résultat, à la fin du semi, j’étais pas du tout frais pour en refaire autant … Mais bon, je me suis amusé et j’ai senti, caressé mes limites et ça c’est bon !!!! Le marathon promet de belles perspectives !
Ce blog a pour objet de présenter mon projet de faire le Marathon de Paris 2009. J'essayerais de décrire les raisons de cet objectifs, mon entrainement pour y arriver, mes sensations lors de mes séances, etc ...
Ce blog me permet de garder une trace pour moi, ma famille, et pourquoi d'autres !
A l'heure où je rédige ce blog, je suis à un peu plus de 3 semaines du Marathon, donc j'ai pas mal de travail pour rédiger ce blog car j'ai pas mal de chose à décrire et à publier.
J'ai plein de données à mettre en forme notamment mes fréquences cardiaque lors de mes séances, mes traces GPS, etc ...
J'essayerais de faire des graphiques récapitulatifs pour pouvoir décrire l'évolution de ma performance ...